Pourquoi mon médecin ne me prescrit-il pas une IRM pour mon dos ?

Un personnage neutre avec le bas du dos mis en évidence se tient devant un diagramme simplifié de la colonne vertébrale.

En un coup d’œil

  • La plupart des douleurs du dos ne nécessitent pas une IRM en première intention.
  • Les médecins recommandent souvent d’observer l’évolution, de rester actif et de débuter par des traitements simples, car une IRM précoce change rarement la prise en charge.
  • Une IRM est généralement envisagée en présence de signes d’alerte, de troubles neurologiques importants ou d’une douleur qui ne s’améliore pas.

Réponse courte

Il est possible que votre médecin ne vous prescrive pas d’IRM du dos parce que, dans la majorité des cas, ce n’est pas le meilleur premier pas. Le mal de dos est très fréquent et s’améliore souvent en quelques semaines grâce à l’automédication, au maintien d’une activité physique et à des analgésiques simples. Une IRM peut révéler des modifications liées à l’usure naturelle, courantes même chez des personnes sans douleur, et réalisée trop tôt, elle peut susciter des inquiétudes injustifiées, des examens supplémentaires ou des traitements qui ne vous seront pas nécessairement bénéfiques. Les médecins réservent généralement l’IRM aux situations où le résultat a de bonnes chances de modifier la prise en charge : suspicion de compression nerveuse, maladie grave sous-jacente ou symptômes persistants malgré le traitement.

Ce qu’il faut savoir

La plupart des lombalgies s’améliorent sans imagerie

La douleur lombaire résulte souvent d’une tension musculaire, d’une irritation articulaire ou d’autres problèmes courants qui ne justifient pas un examen d’imagerie. Au début du traitement, on s’appuie généralement sur l’évaluation clinique et la description de vos symptômes, plutôt que sur les résultats d’un scanner ou d’une IRM. C’est pourquoi votre médecin peut vous conseiller de rester actif, de prendre des analgésiques si nécessaire et de réévaluer votre situation après une courte période d’observation.

Une IRM peut révéler des anomalies qui ne sont pas la cause réelle de la douleur

De nombreux adultes en bonne santé présentent à l’IRM un bombement discal, des signes d’usure ou d’autres anomalies, sans pour autant souffrir de douleurs dorsales. Lorsque ces modifications liées à l’âge sont détectées, elles peuvent faire paraître le problème plus sérieux qu’il ne l’est réellement. Votre médecin cherche peut-être à vous éviter des inquiétudes injustifiées et un traitement guidé par l’imagerie plutôt que par vos symptômes actuels.

Les médecins demandent généralement une IRM quand elle est susceptible de modifier la prise en charge

Une IRM est plus utile si vous présentez des symptômes évocateurs d’une hernie discale comprimant un nerf, une douleur irradiant dans la jambe accompagnée de faiblesse ou d’engourdissement, des signes d’infection ou de cancer, ou une lombalgie chronique pour laquelle une infiltration, un geste interventionnel ou une intervention chirurgicale pourrait être envisagée. Si le résultat ne modifie pas votre plan de traitement, cet examen peut ne pas être utile à ce stade.

Il est tout à fait pertinent de demander des clarifications sur le plan de traitement

Si vous avez des doutes, demandez à votre médecin quelle est selon lui la cause de votre douleur, quels signes d’alerte surveiller, combien de temps la guérison devrait prendre et à quel moment une imagerie pourrait devenir nécessaire. Cela vous aidera à comprendre que cette décision repose sur des données probantes et non sur une minimisation de vos symptômes.

Quand consulter

  • Consultez immédiatement aux urgences en cas de troubles nouveaux du contrôle de la vessie ou des intestins.
  • Consultez immédiatement aux urgences en cas d’engourdissement des fesses, des organes génitaux ou de l’intérieur des cuisses.
  • Demandez une consultation en urgence en cas de faiblesse importante d’une jambe, d’engourdissement s’aggravant ou de difficultés à marcher.
  • Consultez rapidement un médecin en cas de fièvre, de malaise général ou si votre mal de dos a suivi une infection.
  • Consultez rapidement un médecin en cas de perte de poids inexpliquée, d’antécédents de cancer ou de douleur persistante ne cédant pas au traitement.
  • Consultez aux urgences après une chute, un accident de voiture ou un autre traumatisme, en particulier si vous êtes âgé ou atteint d’ostéoporose.

Pour aller plus loin

Pour mieux comprendre comment les médecins décident de prescrire des examens, consultez notre article plus général sur l’imagerie dans le mal de dos, puis explorez notre guide des examens et des traitements pour une meilleure compréhension de la façon dont les médecins sélectionnent les examens appropriés.

Sources

NICE: Low back pain and sciatica in over 16s | American College of Radiology: Low Back Pain Appropriateness Criteria | National Institute of Neurological Disorders and Stroke: Low Back Pain